Toulouse, le 15 mars 1989
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BAMBERSKI André
59, Route des Coteaux
31320 PECHBUSQUE - FRANCE
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DEBUT (de  1982à1989) du RESUME de l'INSTRUCTION de MES PLAINTES

contre le MEURTRIER de ma FILLE KALINKA

ASSASSINEE à LINDAU (Allemagne) le 09 JUILLET 1982


        Je rappelle que j'avais d'abord -dès octobre 1982- requis les autorités allemandes de résoudre les causes de la mort de ma fille : mais la justice allemande n'a procédé qu'à quelques enquêtes bidon rapidement arrêtées sans accuser Krombach -voir les détails dans la Rubrique 18 de mon présent Site : les Bavures... J'ai donc décidé de déposer dès janvier 1984 une plainte pénale avec constitution de partie civile à Paris.

1ère   Partie   : Début  de  l'HISTORIQUE  de  ma  PLAINTE  en   FRANCE  (de 1984 à 1988) :

1 - Ma  Plainte  de  début  1984 :

        J'ai d'abord soumis toutes les pièces dont je disposais de ce dossier à Maître Roger MERLE, Professeur à la Faculté de Droit et ancien Bâtonnier de Toulouse. Cet avocat, après les avoir étudiées pendant 2 à 3 mois et après plusieurs réunions entre nous, a rédigé ma plainte avec constitution de partie civile, datée du 23 janvier 1984 (6 pages) contre le Dr Krombach pour meurtre (homicide volontaire) et viol sur la personne de Kalinka.

        Cette plainte, conformément à la législation pénale, a été déposée le 10 février 1984 au Cabinet du Doyen des Juges d'Instruction près le Tribunal de Grande Instance de Paris ; le Réquisitoire Introductif a été établi par le Procureur le 27 mars 1984 pour homicide volontaire. Puis, le 28 mars 1984, Mme ANZANI Martine, 1er Juge d'Instruction (J.I.), a été désignée pour suivre l'information.

2 - Mesures  Préparatoires  en  1984 :

        Le 20 septembre 1984 cette J.I. a procédé à ma 1ère Audition, en présence de mon avocat : nous avons confirmé les éléments de ma plainte ainsi que de toutes les nombreuses pièces jointes. J'ai complété les termes du procès-verbal correspondant (2 pages) par ma lettre du 21 septembre 1984 (3 pages).

        Puis le 11 octobre 1984 la Police Judiciaire de Toulouse a fait témoigner Mme Suzanne GONNIN, la grand-mère maternelle de Kalinka, sur Commission Rogatoire du 26 septembre 1984 de la J.I. ; par son procès-verbal (1 page) elle déclare notamment : "il me parait inconcevable que l'on puisse retenir contre le Dr Krombach une faute professionnelle ou volontaire".

        Ensuite Mme ANZANI, par sa lettre du 25 octobre 1984, a convoqué le Dr Krombach pour recueillir son témoignage. Mais par son courrier du 10 novembre 1984 ce suspect :
- se référant aux enquêtes classées ou en cours en Allemagne
- refuse de se rendre à Paris en demandant que "cet interrogatoire soit effectué par un service allemand à proximité de mon domicile" !

3 - la  C.R.I.  de  1985 :

        En conséquence Mme ANZANI a adressé le 21 mars 1985 sa Commission Rogatoire Internationale (10 pages et de nombreuses pièces jointes) pour demander aux autorités judiciaires allemandes de procéder à des investigations détaillées, dont en particulier :
- déterminer de façon très précise la chronologie des évènements du vendredi 09 au samedi 10 juillet 1982
- d'entendre les personnes suivantes pour répondre à des questions précises énoncées sur des faits mentionnés : les Drs JOBST et HÖHMANN ainsi que le Dr et Mme Krombach plus Diana Krombach ; la J.I. souhaite assister à ces interrogatoires
- d'entendre toutes personnes utiles (y compris le personnel hospitalier) répondre à des questions détaillées sur des circonstances décrites...

        Mais le Parquet de Kempten et le Ministère Fédéral de la Justice ont biaisé cette C.R.I. :
- d'abord, par sa lettre du 04 juillet 1985, le Procureur allemand répond à côté, tout en notant que la présence de Mme ANZANI aux auditions requises serait une "atteinte à la souveraineté de l'Allemagne"
- puis en annulant in extremis la réunion prévue pour le 09 décembre 1985 sous le prétexte que le Dr et Mme Krombach la refusent !
        Finalement l'Allemagne s'est débarrassée de cette C.R.I. en ne répondant à aucune des missions demandées : par sa lettre du 27 février 1986, le Parquet de Kempten transmet à Paris uniquement la copie intégrale  (3 tomes) du dossier allemand "pour information et exploitation".

4 - l'Exhumation  du  04  décembre  1985 :

        Lorsque j'ai appris que le Parquet de Kempten (par sa C.R.I. du 17 juillet 1985) demandait enfin l'exhumation du corps de Kalinka au cimetière de Pechbusque, j'en ai avisé Mme ANZANI qui, par sa C.R. du 08 octobre 1985, a complété la mission correspondante allemande sur le plan des aspects sexuels.

        Les Docteurs Légistes ALENGRIN et BRAS, qui ont procédé à cette exhumation le 04 décembre 1985, ont donc établi un autre Rapport (6 pages) constatant en particulier :
- un état de bonne conservation satisfaisante, contrairement à la décomposition décrite en Allemagne 2 jours après la mort
- et le prélévement de la totalité de l'appareil génital interne et externe, lors de l'autopsie du 12 juillet 1982, qui n'a alors pas été remis avec le corps ! Que sont donc devenus ces organes génitaux ? Les autorités allemandes les ont fait disparaître pour supprimer les preuves du viol !

5 - Remplacement  du  Juge  d'Instruction  -  premiers  actes  (fin 1985 et début 1986) :

        Mme ANZANI ayant été nommée à d'autres fonctions, a été remplacée le 18 novembre 1985 par Mr Jean-Claude VUILLEMIN.

        Ce juge a d'abord convoqué Mme Danielle KROMBACH, la maman de Kalinka, en qualité de témoin le 03 avril 1986 ; le procès-verbal correspondant (10 pages) fait ressortir :
- de nombreuses contradictions entre les affirmations de cette mère avec les déclarations du Dr Krombach et des autres témoins, en particulier sur les faits du vendredi 09 soir au samedi 10 juillet 1982 matin
- ainsi que des inexactitudes et des mensonges de sa part pour protéger le Dr Krombach
- et des attaques contre moi à cause des procédures que je poursuis.

        Puis, ce magistrat, très formaliste, a ordonné le 23 mai 1986 la traduction "officielle" de la totalité des 3 tomes (environ 600 pages) de la procédure allemande : cela a duré 6 mois alors que la plupart de ces documents étaient déjà traduits !

6 - Préparations  des  Expertises  Médicales  Françaises : de fin 1986 à début 1988 :

        Mr VUILLEMIN a, par contre, eu le mérite d'ordonner le 31 octobre 1986 une expertise médicale :
- confiée à Mme le Professeur Michèle RUDLER, toxicologue et à Mme le Professeur Dr Dominique LECOMTE, médecin légiste, à Paris
- avec pour missions d'  "étudier le dossier pour déterminer les causes exactes de la mort de Kalinka, notamment au sujet de l'injection intra-veineuse... et d'éclaircir les aspects sexuels".

        Suite à des demandes présentées par Mme LECOMTE par sa lettre du 25 mai 1987, le J.I. :
- a adjoint, par son Ordonnance du 17 juin 1987, un 3ème Expert, en la personne du Professeur Dr Guy NICOLAS, cardiologue à Nantes
- et a adressé le même jour une C.R.I. aux autorités allemandes pour faire transférer en France les prélèvements scellés effectués lors de l'autopsie du 12 juillet 1982 du corps de Kalinka.

        En ce qui concerne ces prélèvements :
- le Parquet de Kempten a finalement donné son accord par sa lettre du 15 janvier 1988 (4 pages) comportant la liste détaillée des scellés
- les scellés correspondants ont été pris en charge le 22 nmars 1988 par un Officier de la Police Judiciaire française qui s'est rendu à Munich à cet effet puis les a remis le 25 mars 1988 à la disposition des experts à l'Institut de Médecine Légale de Paris.

7 - les  Rapports  Médicaux  Français  de  1988 :

      Ces 3 Professeurs Experts ont finalement déposé le 05 septembre 1988 leur Rapport Médical du 27 juillet 1988 (12 pages) complété le 30 novembre 1988 (2 pages) :
- posant d'abord quelques interrogations au sujet de l'autopsie du 12 juillet 1982 faite en Allemagne
- critiquant partiellement les expertises faites par les experts allemands en février et mars 1983 : analyse du sang cardiaque non réalisée alors qu'elle était très importante ! techniques et méthodes toxicologiques utilisées insuffisantes présentant des anomalies ! ...
- éliminant toute cause organique ou infectieuse de la mort
- et soulignant l'absence des organes génitaux et d'autres recherches sexuelles.

        Cependant cette expertise est la plus importante du dossier car elle contient des conclusions formellement certaines, notamment :
- l'injection intra-veineuse faite au bras droit est "contemporaine de la mort" qui est donc survenue le vendredi 09 juillet 1982 tard le soir (donc non pas le samedi 10 juillet 1982 entre 3 et 4 h du matin comme les autorités allemandes l'affirment fallacieusement) d'autant plus qu'environ la moitié de la nourriture du repas du soir se trouvait encore dans l'estomac !
- le choc résultant de cette piqûre a entraîné la régurgitation des substances alimentaires dans les poumons provoquant la mort par asphyxie (syndrome de Mendelson).

8 - Dernier  Changement  de  Juge  d'Instruction  :  Premiers  Actes  : 1988 :

        Le 03 mars 1988 Mr VUILLEMIN a été dessaisi (pourquoi ? ) de ce dossier et remplacé par Mme Sabine FOULON, 1er Juge d'Instruction, qui a valablement terminé cette affaire jusqu'à son renvoi devant la Cour d'Assises.

     a - Ce magistrat, après 2 tentatives infructueuses (les 10 octobre et 14 novembre 1988) a été obligé de lancer un mandat de comparution pour obliger Mme Danielle Krombach, la maman de Kalinka, à déposer le 19 décembre 1988. Dans un premier stade, elle a été interrogée, seule, en qualité de témoin ; le procès-verbal correspondant  (3 pages) n'éclaicit pas les doutes constatés lors de sa déposition préalable du 03 avril 1986.
        Puis, dans la foulée, la Juge d'Instruction a procédé à une confrontation entre Mme Krombach et moi-même : le procès-verbal (4 pages) mentionne encore beaucoup de mensonges de la maman en réponse aux questions qui lui sont posées.

        b - Mme FOULON a aussi ordonné le 09 décembre 1988 une expertise toxicologique confiée à Mme le Professeur RUDLER. Le Rapport du 26 décembre 1988 (10 pages) :
- expose les rôles et effets des médicaments prétendûment injectés par le Dr Krombach à Kalinka pour la ranimer : Solu Decortin, Dopamine, Novodigal, Isoptine et Dilaudid Atropin
- puis "note que l'utilisation simultanée de Dopamine et d'Isoptine est incompatible chez le vivant" !
                                                                 *
         Je précise que les actes qui ont été réalisés dans le cadre de cette instruction judiciaire française depuis 1984 m'ont été régulièrement notifiés : chaque fois j'ai communiqué par écrit mes Observations correspondantes au J.I.

2ème  Partie  :  Mes  OBSERVATIONS  GLOBALES  sur  les  PROCEDURES  ALLEMANDES  et  FRANCAISES  :

Je dois d'abord faire ressortir ma conviction que le Dr KROMBACH ne se présentera pas devant le Juge d'Instruction français puisqu'il a déjà d'abord répondu négativement par sa lettre du 10 novembre 1984 à Mademoiselle ANZANI qui l'avait convoqué par son courrier du 25 octobre 1984, puis s'est éclipsé à nouveau en refusant (de même que Madame Krombach) de comparaître à la réunion préparée à cet effet pour le 09 décembre 1985 à Kempten - R.F.A. (selon la lettre du 22 novembre 1985 du Procureur de cette ville à Monsieur VUILLEMIN) suite à la Commission Rogatoire Internationale du 21 mars 1985 de Mademoiselle ANZANI.

Aussi la présente note a pour but de présenter mesobservations sur l'ensemble de ce dossier jusqu'à ce jour :

I. a) Je suis d'abord certain que Kalinka a d'abord été violée par le Dr Krombach :

        Ainsi ce Dr Höhmann, qui a sciemment soustrait les preuves du viol, est directement complice du Dr Krombach qu'il protège ; le Commissaire de Police Judiciaire Gebath de Lindau ainsi que le Procureur Schnabl de Kempten, qui ont assisté à l'autopsie en compagnie du Dr Krombach, sont aussi complices directs et même également les instigateurs de ces omissions volontaires !

        De même je considère que le Professeur Spann de Munich est ultérieurement devenu complice indirect de ces manquements : en effet par sa lettre du 24 novembre 1982 (paragraphe 3 de la page 2) il réclame expressément ces parties génitales pour effectuer avec compétence les analyses supplémentaires dont il est chargé ; le Dr Höhmann et le Procureur Schnabl ne lui répondent pas clairement mais le Professeur Spann "oublie" volontairement ce point sans faire ressortir son importance extrême.

        Par ailleurs mon avocat Widmaier de Munich, associé de Maître Bossi, représentant de la partie civile, avait demandé le 15 novembre 1982 l'exhumation du corps pour découvrir ces preuves ; le Procureur Schnabl a "oublié" ce point car le Professeur Spann lui a répondu par sa lettre du 24 novembre 1982 (début du paragraphe 3 de la page 2) et connaissant les risques qui en découleraient, que ce n'était pour le moment pas nécessaire. Mais lorsque (début 1983) cette exhumation était devenue indispensable, tous les responsables allemands de cette affaire ont préféré continuer à protéger le Dr Krombach.

        b) Lorsque, suite à mes interventions fin 1983 auprès des députés et donc du Parlement de Bavière, le Parquet Général de Münich, par sa lettre du 16 avril 1984, a demandé au Parquet de Kempten d'effectuer des enquêtes supplémentaires en particulier :

        c) Mais lorsque cette exhumation est finalement quand même pratiquée seulement  le 04 décembre 1985 au cimetière de Pechbusque près de Toulouse, le corps, par miracle, est très bien conservé : le mensonge du Dr Höhmann (qui mentionnait lors de l'autopsie du 12 juillet 1982 que ce corps était très décomposé alors que la mort n'a eu lieu que le vendredi 09 juillet 1982 soir très tard) doit donc éclater et du même coup la protection dont, avec les autres complices (Commissaire Gebath, Procureur Schnabl et Professeur  Spann), il couvrait le Dr Krombach.

        De plus les Dr Bras et Alengrin, de l'Institut Médico-Légal de la Faculté de Toulouse-Rangueil, démontrent scientifiquement et notent à plusieurs reprises dans leur rapport sur l'exhumation, qu'ils sont certains que toutes les parties génitales externes et internes ont bien été prélevées et gardées en Allemagne lors de la première autopsie et non remises avec le corps, démasquant donc encore les manoeuvres mensongères du Dr Höhmann qui déclarait le contraire, mais confirmant mes affirmations répétées depuis le crime ! Mais que sont devenues ces parties génitales ?

        Mais dans ce cadre, le Parquet allemand, pour éviter d'inculper évidemment le Dr Krombach pour homicide volontaire sur la base de ces preuves flagrantes et donc de dévoiler toute la protection dont il a bénéficié de la part de ses complices, a préféré les ignorer complètement en concluant hâtivement, sans aucune démonstration, qu'il n'y a pas crime sexuel.

        Les Procureurs allemands se sont volontairement abstenus de lire le rapport sur l'exhumation et de regarder les excellentes photos prises par le Service de l'Identité Judiciaire, car ce serait trop grave pour eux tous.

        Tous les éléments médicaux et scientifiques ci-dessus sont d'ailleurs confirmés dans le rapport du 27 juillet 1988 établi par les trois Professeurs français (Lecomte - Nicolas et Rudler ).

II. a) Après avoir violé Kalinka le vendredi 09 juillet 1982 tard le soir lorsqu'il l'a rencontrée (certainement nue du fait de la chaleur) dans la cuisine (bas de la page 2 de son témoignage du 18 mai 1983) le Dr Krombach l'a ensuite volontairementtuée en lui administrant une piqûreintra-veineuse de Kobalt-Ferrlecit :

        Cette réaction aigüe et tous les faits ci-dessus sont confirmés, parmi beaucoup d'autres reproches envers le Dr Krombach, par le Professeur Schönhöfer de Brème dans son excellente expertise pharmacologique du 15 juillet 1985 et sa lettre du 26 septembre 1985 au Parquet de Kempten faisant ressortir les très graves dangers du Kobalt-Ferrlecit.

        b) Ainsi il est maintenant certain que le Dr et Madame Krombach mentent sciemment lorsqu'ils affirment que cette piqûre a été faite le vendredi 09 juillet 1982 entre 20h et 20h30 : tout le scénario, qu'ils ont inventé pour masquer ce crime en mort inexplicable, tombe !

        En dehors de ces preuves scientifiques fondamentales, cette hypothèse de cette fausse heure de la piqûre, admise aveuglément par la justice allemande, est aussi naturellement inventée :

        De plus ce postulat de la piqûre faite vers 20h15 est faux parce que :         En outre on peut évidemment se rendre aussi compte que le témoignage de Madame Krombach du 18 mai 1983 (confirmé par ses témoignages du 03 avril 1986 devant Monsieur VUILLEMIN et du 19 décembre 1988 devant Madame FOULON) au sujet du moment de la piqûre était factice car il y a d'autres grandes contradictions avec le témoignage de Nicolas du 04 septembre 1984 :         Ainsi l'heure réelle de la piqûre ne peut se situer que le vendredi 09 juillet 1982 après la promenade car alors aucun indice de la réaction aigüe ne manque, en examinant objectivement tous les points développés par le Professeur Schönhöfer à la fin de son rapport du 15 juillet 1985 et de sa lettre du 26 septembre 1985.

        Par ailleurs il faut relever :

        Enfin le rapport du 27 juillet 1988 des Professeurs français reprend que le moment de la mort remonterait "vers 3 heures" ou "entre 3 et 4 heures du matin" : je pense qu'il faut ajouter  : "ou avant" car médicalement l'état de rigidité cadavérique irréversible constaté par le Dr JOBST subsiste plusieurs heures, ce qui confirmerait le décès le vendredi tard le soir.

III. Je tiens aussi  à souligner beaucoup d'autres aspects importants de ce dossier chargeant le Dr Krombach :

        a) il aurait dû s'expliquer sur les nombreuses anomalies et contradictions sur la cause de la mort de Kalinka : d'abord bronzage, accident de février 1974, insolation,... anémie imaginaire ensuite... alors que l'excellente santé de Kalinka a été prouvée en produisant son carnet de santé (que Madame Krombach ne voulait pas restituer) et le dossier scolaire médical ainsi que le certificat  médical du 15 novembre 1984 du Dr Robert de Toulouse.

        D'ailleurs les trois Professeurs français confirment sans aucune ambiguité dans leur rapport du  27juillet 1988certains arguments importants contraires aux faits exposés par le Dr et Madame Krombach :

        Les autorités allemandes ont volontairement négligé d'interroger plus efficacement le Dr Krombach à ces sujets ainsi que sur tous les nombreux autres reproches exposés par le Professeur Schönhöfer :         Le Dr Krombach n'a pas non plus été questionné davantage :         b) Les autorités allemandes auraient aussi dû exiger des précisions supplémentaires  du Dr Höhmann qui avait volontairement omis lors de l'autopsie de mentionner s'il y a eu des rapports sexuels avant la mort :         Le Parquet allemand s'est aussi volontairement abstenu, pour éviter de faire ressortir la vérité :         Les autorités allemandes sont d'autant plus responsables de tous les manquements élémentaires ci-dessus, qu'elles avaient à leur disposition toutes les importantes consultations médicales du Dr Guerriero, du Professeur Arbus et du Professeur Prokop dont j'avais demandé de tenir compte.

        c) De plus, les trois Professeurs français notent dans leur rapport du 27 juillet 1988 les graves anomalies suivantes commises par le Professeur SPANN qui a fait les expertises toxicologiques en février et mars 1983 à Munich :

        Ainsi le Professeur SPANN a aussi sciemment couvert le Dr Krombach !

        d) Enfin le Parquet allemand n'a voulu procéder à aucun interrogatoire supplémentaire sérieux de toutes les personnes impliquées dans ce meurtre :

        De plus les autorités allemandes n'ont rien fait non plus pour répondre complètement aux questions précises exposées sur trois pages par Mademoiselle ANZANI dans sa Commission Rogatoire Internationale de mars 1985, en particulier pour décrire exactement le déroulement des faits le vendredi 09 juillet 1982 soir et pour assister personnellement aux principaux interrogatoires.

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        Ainsi tous les arguments fondamentaux médicaux et scientifiques rappelés ci-dessus , de même que toutes les autres nombreuses anomalies et contradictions flagrantes également exposées dans la présente note ou ressortant des autres éléments de tout le dossier d'instruction constituent autant de preuves graves, suffisantes et concordantes pour inculper le Dr KROMBACH du meurtre d'avoir d'abord violé puis volontairement assassiné ma fille Kalinka.

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